Passion La Chasse
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culombu2A
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Cerf
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Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 9:10
Bonjour à tous,

je vais me lancer dans la restauration d'une crosse de l'un de mes fusils. Comme pour la réalisation de couteaux, avant de me lancer, je questionne, et je fouille de partout pour me renseigner afin de comparer les techniques, produits, matériaux et de tenter d'en faire une synthèse qui tienne la route. Hier soir, en fouinant je suis tombé sur cet article, long mais extrêmement complet dont l'auteur semble particulièrement compétent:






On entend pas mal de chose sur les huiles pour nos chères crosses, (un peu tout et n'importe quoi finalement) et je pense qu'un petit Post dédié à l'explication même de ce qu'est une huile ou une cire, ou comment appliquer ces produits ne ferait pas de mal. Je suis menuisier de profession exerçant le métier depuis un bon nombre d'années, et je pense avoir une certaine experience dans le domaine. J'ai bien sûr aussi restauré pas mal de crosses dans ma carrière, des plus beaux bois jusqu'a des cadavres sans espoir.


Pour faire simple, je vais cadrer mon explication uniquement sur les cires et huiles dans le traitement des crosses. Pour ceux qui me connaissent et savent que je suis essentiellement axé sur les fusils suisses, je tiens à dire que malgré la finition "origine" de ces fusils avec de la gomme laque, je trouve celle ci horrible. Ayant refait il y a quelques années l'un de mes K31, j'ai de suite trouvé que les bois de cette magnifique carabine ressemblaient à présent plus aux bois d'une carabine Baikal ou Norinco de fond de boutique, et lorsque ma femme (grande connaisseuse en matière d'armement du 19eme et 20eme siècle)  est arrivée et m'a demandé si la crosse était en plastique, ça a fini de m'achever. Je ne considère pas le fait de refaire ce type de crosse en poncé huilé soit une tare, bien au contraire. Chaque artisan ou armurier sait le travail que représente ce type de rénovation, et je considère cela comme un plus pour ces magnifiques bois. Non, je ne vais pas commencer à courir  Je n'arriverais sans doute pas à changer l'avis de ceux qui resteront attachés à LEUR potions huileuses rares et chères et à ceux qui trouveront toujours à redire, à ceux qui pensent que l'huile c'est de la mer.. (si si, il doit y en avoir) mais pour ceux qui savent écouter, j'aimerais donner les explications du pourquoi et du comment (toujours d'après mon expérience dans le domaine du bois), et ce qui me pousse à conseiller d'assembler les produits soi même. Ceux qui VEULENT des produits rares et surtout très chers peuvent donc dès à présent cliquer sur la flèche en haut à gauche  


Pour les huiles (toutes marques confondues, de la "normale" à la neck plus ultra mega super qui est vendue à la goutte), les composants "primaires" sont relativement peu nombreux, et pour la plupart ils n'ont rien à faire sur une crosse de fusil. Huile de tung (huile d'abrasin ou de chine sont en fait les mêmes produits), carnauba, huile de lin pour les naturelles, et enfin les huiles d'origine pétrolière. L'huile de teck étant une appellation commerciale qui ne veux en fait rien dire, beaucoup de gens croient encore qu'il existe une huile de teck comme il existe une huile de lin, mais c'est TOTALEMENT FAUX, c'est simplement un mélange de divers produits pétroliers. Avec ceci, vous avez sans doute 95% des produits de base, "nobles" de ce que l'on trouve dans une huile "pret à l'emploi", de l'huile à 3 Euros le litre jusqu'à celle à 25 euros les 15 Ml. 


Se rajoutent ensuite sur les huiles commerciales "toutes faites" sur lesquelles il y a beaucoup à dire un certain nombre de solvants (alcool, diluants d'origine pétrolière et très très rarement de l'essence de térébenthine...) afin de rendre liquide ces huiles dans TOUTES les conditions (par grand froid, comme par temps chaud), et afin de les fluidifier pour qu'elles pénètrent facilement les fils du bois.

Pour finir enfin, on trouve les siccatifs, généralement à base de naphte et de métaux lourds. Ces produits sont des accélérateurs de sèchage.

Comme indiqué plus haut, toutes les huiles commerciales "finies" sont composées de ces 3 familles de produits, de l'huile magique au 1er prix. 



LES PRINCIPALES HUILES, LEURS AVANTAGES ET LEURS DEFAUTS



HUILE DE LIN


C'est le produit le plus naturel, et sans doute le plus connu des restaurateurs de crosse. C'est une huile très siccative, c'est à dire que les éléments présents dans l'huile s'agglomèrent entre eux naturellement afin de former une chaine de plus en plus longue. Tenez le vous pour dit, une huile ne sèche pas, elle siccative.  et ce pendant des mois, voire des années à l'intérieur du bois. 

C'est LA seule protection valide sur un fusil de chasse ou sur un fusil qui peut être sous la pluie et qui a une crosse en hêtre

En théorie, on pourrait appliquer un bon nombre d'huiles sur les crosses (tournesol, olive pour les essais de certains qui ont relatés leurs expériences sur d'autres forums) mais ces huiles ne sèch... pardon ne siccativent pas, et tôt ou tard elles tournent (et donc deviennent rances).

La chose peut être accéléré à l'aide de siccatif, il y a ceux qui sont pour, d'autres qui sont contre. Pour ma part j'utilise du siccatif uniquement lorsqu'il fait trop froid dans le local ou je refais les crosses, et à dose homéopathique. La raison en est simple : lors tu tir, sur certains fusil vous reposez la joue contre la crosse. Le siccatif contenant des métaux lourds et du naphte, je ne pense pas que cela soit le meilleur des traitements de peau. Cela reste cependant juste un avis personnel.


Les avantages énormes d'un bois refait à l'huile de lin par rapport à tout autre produit :

- Une crosse huilée peut être beaucoup plus facilement restaurée par la suite ou retouchée en cas de coups et blessures  car le fait de chauffer l'endroit ou elle a reçu un coup (à la décapeuse mais en y allant molo) fait le même effet que la fameuse "patemouille" du début de la restauration d'un bois, mais en mieux encore. L'huile chauffée "repousse" les fibres enfoncées lors d'un coup vers la surface extérieure, mieux que ne le fait l'eau, car elle est moins fluide. Le nombre de fusils de chasse dont j'ai déjà "sorti" les coups de griffe en quelques minutes après des cessions mouvementées dans les broussailles en utilisant simplement un briquet et un morceau de papier aluminium, sur place, peut témoigner de cela. Les longues "cannes à pèche" peuvent être aussi parfois cognées sur les stand de tir, cela m'est déjà arrivé aussi.

après le passage de la décapeuse, un coup de chiffon et quelques couches d'huile sur la zone, et on n'en parle plus. Aucun autre traitement de surface autre que l'huile ne permet ce genre de "réparation".


- Sur la plupart des crosses vernies ou gomme laquées anciennes, on voit des traces d'usure (parties rendues mates) car comme sur tous les fusils, ce sont toujours les mêmes parties qui sont manipulées. Sur un traitement à l'huile, c'est le contraire. Les parties souvent manipulées, et donc "briquées" sont les plus brillantes, il suffit de polir le reste de l'arme avec un chiffon épais en coton ou en jute afin d'uniformiser le tout.


- La restauration d'une crosse huilée encrassée par le temps est relativement simple : un coup d'alcool pour enlever la crasse, un coup de térébenthine pour libérer les fibres du bois et redonner une accroche aux futures couches.

- Le bois huilé a la meilleure protection envers les intempéries et les outrages du temps s'il est appliqué correctement (pas de fondur ou de bouche pore comme ont pu le dire certains, car là on frise le délire  

-En comptant large 1l de térébenthine et 1l d'huile de lin, c'est 10 Euros pour faire 10 crosses. 


- Dernier avantage enfin, on peut passer un chiffon imbibé d'huile de lin même sur une arme "montée", en essuyant juste les parties métalliques si elles ont été touchées. Impossible à faire correctement (du moins bien plus compliqué) avec une gomme laque ou un vernis.


NOTE : bien appliquée dans les règles de l'art, l'huile de lin atteint une profondeur de 3 à 4mm dans du noyer, et s'enfonce encore un peu plus dans le hêtre



Les inconvénients de l'huile (car il y en a objectivement aussi)



- Une finition soignée prend du temps (après la 2eme couche 10 minutes par jour étalée sur une période plus ou moins longue), mais pas d'argent. Ca s'équilibre donc

- Sur le long terme, un bois huilé s'encrasse s'il est exposé à la merdasse, et jaunit s'il est beaucoup exposé au soleil. Ceci peut cependant facilement être rafraichi avec la méthode indiquée plus haut.


- Quoi qu'en disent les spécialistes de haut vol, un bois huilé est définitif sur une crosse. On ne peut pas revenir en arrière. L'huile bien appliquée (sans fondur !!) imprègne profondément le bois. Un bon nombre de personnes pensent qu'il est possible de revernir sur une crosse huilée en remettant une gomme laque après un super dégraissage de la crosse, mais dans les faits, parfois même subitement après plusieurs mois des taches apparaissent sous la gomme laque et le vernis commence à sauter sous l'effet de l'huile qui "pousse". Cela s'est passé il y a 2 ans en été chez un collègue de mon club, très fier d'avoir refait une ancienne crosse huilée à la gomme laque (et il était sur le coup franchement magnifique). Cependant, la chaleur et les tirs aidant, il est reparti du club avec les yeux humides...

A réfléchir et à méditer donc, le poncé huilé ou l'huilage fait correctement sur une crosse est à mon avis IRREVERSIBLE




LES AUTRES TYPES D'HUILES ET DE CIRES



L'huile à la cire d'abeille liquide :Maya dessinée le plus souvent en très grand sur le bidon, d'après mes propres essais ils ne peuvent pas en contenir plus de 5%, avec la aussi une quantité folle de solvants pour maintenir le tout à l'état liquide. Arnaque (à mon sens)

Les autres huiles (tung...) ne sont malheureusement pas adaptées pour le traitement d'une crosse remise à nu, et encore moins à du bois qui peut être exposé aux éléments. Il ne viendrait à l'idée de personne de mettre de l'huile de tung sur une clôture extérieure exposée aux vents et à la pluie, mais certains pensent que c'est la bonne solution pour une crosse. De l'huile de thung oui, mais seulement sur la commode du salon à mamie !!! Ces huiles peuvent avoir un meilleur brillant que l'huile de lin au départ, mais terniront très vite sur les endroits typiques de manipulation d'une crosse. La cire de carnauba est la plus brillante, mais terni à moyen terme aussi lors des manipulations et des nettoyages (surtout lors de l'utilisation d'huile en bombe sur le mécanisme), et franchement pas grand monde le démonte lors du nettoyage de l'arme (du moins pas moi). Quoi qu'il en soit, rien de tout cela est adapté pour l'extérieur. Autant peindre à la gouache, vous ne sortirez pas votre fusil lorsqu'il pleut, qu'il y a du vent ou trop de soleil, ni avec les mains crasseuses, mais au moins vous pourrez choisir la couleur !!!

L'huile de teck : appelation purement commerciale, car comme dit plus haut L'HUILE DE TECK N'EXISTE PAS !!! (pas plus que de l'huile de chêne ou de carotte) c'est seulement un assemblage de divers produits synthétiques. Aucun mélange fixe, varie d'un fabricant et sans doute d'une saison à l'autre. Tout synthétique donc, plus proche souvent d'un polymère, autant mettre un vernis polyuréthane de qualité. Sur la totalité de ces produits il est indiqué qu'il faut égréner la couche précédente avant de mettre la nouvelle, bonjour la gueule des rainures de prise en main sur les crosses après 3 ou 4 égrenages. Trop cher pour ce que c'est, totalement inadapté, et le brillant ne tient pas. Les retouches sont de plus très dures à réaliser après quelques temps, et quasiment impossibles si on n'a plus le produit d'origine (différences de teintes, donc retouches visibles). Bon pour du mobilier de jardin, pas assez pour la cage à oiseaux car trop de toxiques, c'est sans doute la dernière chose que je mettrais sur une de mes crosses (après la gouache). L'HUILE DE TECK EST LE PRODUIT NR 1 DANS LA CATEGORIE CACHE MISERE POUR UNE CROSSE  . Mettre de l'huile de teck sur une crosse (même si son application facile, beau rendu éphémère et rapidité de travail ont des avantages pour eux) c'est mettre des jantes de 22 pouces sur une Traban !!! On peut saluer le geste de l'artiste, mais sans plus  






Note : Le meilleur conseil que je puisse donner quand à l'entretien d'un bois huilé est l'utilisation de ballistol. Cela rend un poncé huilé vraiment magnifique, et de plus il sert aussi au nettoyage du canon et à l'entretien des pièces mécaniques (je n'ai aucune action ni aucune part dans cette boite). Les seuls inconvénients que je peux trouver à ce produit sont le prix (seulement 22 Euros le litre acheté par bidon de 0,5 Litre en Allemagne) et le fait que ce soit un produit disponible un peu partout, car très utilisé outre Rhin (utilisation sur le cuir, sur les métaux et sur le bois vernis ou huilé). Je pense que s'il coutait 3x plus cher il aurait bien plus de succès en France aussi, mais malheureusement, ils ont décidé de faire une politique de prix décente...


Note 2 : Je ne vous ferais pas l'affront de parler des huiles de type "glycéro" dans ce post c'est cadeau






LES DILUANTS


C'est l'arnaque des produits "tout prêts". La plupart des huiles liquides et des cires en contiennent entre 30 et 60%. Malheureusement sans chauffer une huile (ce qui serait impensable à demander au client) c'est ce qu'il faut pour la rendre liquide comme de l'eau. Faites les test vous même, vous verrez que la dose de 50% est nécessaire. Contrairement aussi à une légende dans ce domaine, l'essence de térébenthine n'est quasiment jamais utilisée, du fait que c'est l'un des diluants les plus chers du marché (et pourtant le mieux adapté à l'huile !!!). Bien souvent, c'est du méthanol, alcool ou dérivés pétroliers qui sont utilisés.

La cire de carnauba, autre exemple est la cire naturelle la plus "dure" que l'on puisse trouver. C'est une cire qui fond à près de 90 degrés, et il faut aussi une quantité astronomique de diluants et de solvants pour maintenir celle ci à l'état pâteuse. Donc la aussi, c'est plus de 50% de produit qui n'a aucune utilité dans le traitement du bois que vous achetez pour donner le brillant typique de cette cire (qui normalement est faite pour un usage intérieur...), qui ne tiendra pas longtemps sur une crosse...

Quand on pense au prix d'un litre d'alcool par rapport au prix d'un litre d'huile "haut de gamme", et que l'ont dit que ce produit haut de gamme contient justement entre 30 et 60% de diluants et de solvants... Même s'ils mettent du JB avec 15 ans d'age, ya encore arnaque  




LES SICCATIFS


L'autre tare des produits "finis". La plupart en contiennent environ entre 10 et 30%. Si vous voulez faire le test, c'est malgré tout malheureusement aussi ce qu'il faut à ces huiles pour siccativer aussi vite et pouvoir donner 2 couches à 6h d'intervalle (temps donné entre 2 couches pour les produits les plus rapides). Malheureusement, aucune huile siccativée passée en 1ere couche et qui commence à se solidifier en une demi heure ne peut atteindre une grande profondeur de pénétration dans le bois. Si le bois doit (et il le devrait) être traité en profondeur, l'utilisation d'une huile hautement siccativée sur la première couche devrait être exclue.



PRET A SE LANCER ?


LE PLUS IMPORTANT DE TOUT FINALEMENT LORSQUE VOUS VOUS LANCER DANS UNE RENOVATION DE CROSSE EST DE REPONDRE AUX QUESTIONS SUIVANTES : SUIS JE JUSTE COLLECTIONNEUR OU TIREUR N'AYANT QUE FAIRE DE l'ESTHETIQUE ? VAIS JE TIRER ET UTILISER CES ARMES OU VONT ELLES DORMIR AD VITA ETERNAM DANS UN COFFRE ? Y'A T'IL UN RISQUE QU'UN JOUR JE DOIVE REFAIRE UNE CROSSE SUITE A DES EGRATIGNURES OU A UNE PARTIE DE CHASSE, AVANT UNE MISE EN VENTE MAIS SANS REFAIRE L'INTEGRALITE DES BOIS ET DONC ME RELANCER DANS DES TRAVAUX ASSEZ LONGS ET LOURDS ?


Dans ce cas, ne comptez pas vous en tirer avec de petits travaux si vous aviez opté au départ pour l'huile de teck, le vernis.

Première règle : si on ne veux ou ne peut pas se prendre le temps, il ne vaut mieux rien faire du tout et laisser en l'état


Comme finalement pour toutes les finitions du bois, l'intervention sur une pièce "unique" demande une certaine dose de feeling, et une recette standard ne peut être donnée. Le type de bois, la densité, le sens des fils et le type de coupe jouent un rôle fondamental dans ce type de rénovation, et encore plus que l'application d'un produit SUR le bois. Dans le cas d'un poncé huilé, la finition se fait DANS le bois.

Je ne commenterais pas les différentes recettes que l'on trouve ci et la sur le net, car au niveau des dosages théré/huile on ne peut franchement pas faire beaucoup d'erreurs (certains mettant plus de théré que d'autres au début, la n'est pas l'essentiel, car tout le monde fini avec 100% d'huile)

Je m'attarderais sur la suite plus au niveau de la préparation du bois qui est PRIMORDIALE pour un bon rendu, et aux techniques de teinte un peu particulières à mettre en oeuvre, car parfois les pièces couvrant les canon (je parle du militaria) sont souvent d'essences différentes par rapport aux crosses elles même (pour exemple sur schmidt rubin 1889, sur K98 avec crosse noyer un bon nombre de pièces sont faites à partir de black walnut, noyer américain alors que la crosse est réalisée avec du noyer européen). Ces pièces nécessitent donc parfois une égalisation de teinte avant huilage.




LA THEORIE DU POISSON PAS FRAIS – LE DETAIL DES MOTS 




Avant de débuter, allons tordre le cou à une mythe (qui a comme tous les mythes a un fond de vérité). La théorie selon laquelle une crosse refaite à l'huile de lin sentirait parfois pendant des semaines, voire des mois le poisson.

Comme tout cuisinier qui se respecte, il va falloir batailler ferme : si vous voulez faire un bon plat, il va vous falloir de bons ingrédients. Inutile de mettre des sommes folles, le litre tourne à 3 Euros environ (tarif à la louche).



1 – L'huile de lin



Certains utilisent de l'huile de lin recuite, qui sentirait moins et qui siccative plus vite, elle est cependant souvent moins facilement trouvable, et bien plus chère. J'ai cependant pour ma part ma propre vision sur ce problème, car il m'est arrivé moi même il y a longtemps d'en recuire (ça sentait à 100m dans le voisinage, car l'huile chauffée dégage vraiment une odeur !!!), et suis arrivé à la conclusion suivante : de huile de lin, vous en trouvez de toutes les qualités, et souvent dans ce domaine le prix ne fait pas la qualité, une marque faisant parfois bien et beaucoup moins dans un lot suivant, et c'est pourquoi je cherche mon huile peu importe dans quel magasin de bricolage 

MAIS :

Ceux qui connaissent le sujet savent qu'une bonne huile de lin est d'une couleur quasi équivalente à de l'huile de tournesol (la bonne qualité est très claire). Cette huile, je l'entrepose chez moi dans un bocal en verre, avec pour simple couvercle un entonnoir (les photos vont suivre). Elle a un accès à l'air, et ne siccative pas dans ledit bocal. Lorsque celui est à moitié vide, je rajoute une rasade de "nouvelle huile, puis mélange. A noter que vous pouvez entreposer l'huile de cette façon pendant des années. Avec le temps, elle tournera vers la couleur jaune paille, ce qui est du à l'oxydation de l'air et la lumière, et ce qui est tout à fait normal.

Par contre, il existe dans ces mêmes types de bidons d'un litre certains lots ou l'huile vire vers le rouge, voire le brun. Cette huile est de toute évidence soit rance, a eu un problème de raffinage, à tournée ou fait partie d'un stock de l'armée rouge retrouvé par hasard lors d'un soulèvement de terrain, que sais je... En tout cas, à fuir !!! C'est celle ci qui pue pendant des mois, voire des années !!!

J'ouvre chaque bouteille que j'achète dans le magasin (on peut cependant parfois déjà voir en transparence à travers la bouteille qu'il y a un problème). Personne n’achèterais une huile de tournesol brune ou rouge, qui de plus a une odeur suspecte ne le faites donc pas non plus avec l'huile de lin !!!

Je répète encore une fois qu'aucune marque n'est à mettre en avant dans ce domaine. Ouvrez votre bouteille en magasin (pas le pinard, l'huile) passez un coup de nez dessus et regardes la couleur. Qu'elle sente un peu est normal, vu qu'elle vient d'avoir accès à l'air. Si elle sent le rance ou pique les yeux, laissez tomber essayez une autre marque ou autre lot. Si vous avez trouvé la bonne bouteille, versez la dans un bocal en verre "ouvert" une fois à la maison. Après quelques jours à l'air, elle ne sentira quasiment plus rien. Mon aïeul mettait parfois même quelques goutte d'huile essentielle dans ce bocal (ce que je n'ai jamais fait). 



2 - La térébenthine


Dans ce domaine, on joue avec les mots. En effet, il existe 2 versions au moins de la chose :


L 'ESSENCE DE THEREBENTHINE

L'ESSENCE A LA THEREBENTHINE


La 2eme est parfois un peu moins cher, mais entre les 2 la même différence que le chocolat au lait bas de gamme et un chocolat à 70% de cacao. C'est l'essence DE térébenthine qu'il vous faut, le 2eme produit n'étant qu'un Ersatz digne d'une pâle copie chinoise. Cette essence coûte aux environs de 6,50 à 7 Euros (toujours à la louche).



3 – L'éventuel siccatif



La pas d'erreur possibles, il existe cependant 2 types de contenants. Il existe les bidons plastiques, et les petites bouteilles en verre.


La seule chose que l'on peut dire à ce sujet, c'est que le siccatif « mange l'air » ce qui a pour effet de se faire contracter les contenants en plastique. Ceci est parfois déjà visible en magasin.



Je vais à présent rajouter un quatrième produit à la notre liste (que l'on aura besoin au cas ou on teintera la bois et pour tirer l'humidité du bois juste avant la première couche). Il s'agit d'alcool dénaturé. Le méthanol ou alcool industriel serait un petit plus car plus pur, mais je refuse par principe dans cet exposé de vulgarisation à devoir faire appel à des produits que l'on ne trouve pas facilement.


L'ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL - LES PREMIERS PAS


Pour ma part l'essentiel dans l'environnement de travail est la lumière (évitez de travailler dans une grotte à la tombée de la nuit  ) car la suite du travail consiste à intervenir sur la crosse. Le fait d'avoir un espace de travail lumineux, sans ombre projetée sur votre aire de travail devrait faciliter la chose au néophyte.

Pour cela, le but est de tout d'abord nettoyer la crosse, sortir les coups et marques au besoin et d’apprêter le bois TOUT EN INTERVENANT AU MINIMUM avec du matériel de ponçage.

Je tiens à préciser que la description suivante est une méthode, parmi bien d'autres (sans doute toutes aussi valables), les autres n'étant finalement que d'infimes variantes à celle proposée. Les pros de la rénovation pourront aussi trouver à redire sur la méthode employée, car EUX peuvent faire cela bien plus vite, sans périodes de séchage intermédiaires. Je leur répondrait simplement que moi aussi je peux réaliser un bois prêt à huiler à partir d'une crosse de récupération en quelques heures, mais que ce tuto est destiné aux non pros. Il y a quelques années, ayant prêté mon matériel à un collègue qui partait du principe "si tu y arrives, j'y arrive aussi" a éclaté une pièce de bois (celle au dessus de la crosse) sur un mauser 98 "tout au même numéro", et c'est pour cette raison que je n'évoquerais pas les méthodes de sèchage rapide. 

Un mécanicien arrivera toujours a changer une courroie de distribution plus rapidement que moi, même si je possède le meilleur tuto pour réaliser ce travail, ce n'est cependant pas pour cela que je n'y arriverais pas, il faudra juste que je prenne plus de temps, et je dois pouvoir vivre avec.


L'essentiel pour avoir un bon résultat étant d'enlever l'intégralité des traitements de surface existant sur le bois. Si un seul recoin de gomme laque ou vernis reste sur la crosse avant le début de la mise en huile, cela ressortira de façon très visible à la fin. 


Dans un premier temps, il faut donc enlever un maximum de parties métalliques, seules les pièces très difficiles à démonter restent en place (l’œillet de crosse sur un K98 par exemple). Sur toutes les pièces métalliques restant en place, je découpe dans du scotch d’électricien les formes qui vont être collées sur celles ci. Le nettoyage risque en effet de faire pâlir ou carrément d'enlever le bronzage, il faudra faire de toute façon assez attention lors du nettoyage près de ces zones. La colle du scotch étant diluable à la soude et à l'acide oxalique, celui ci ne protège que très peu, mais offre une petite protection quand même.


Un premier lavage s'impose. Les différents produits suivants sont les plus souvent utilisés :

Lessive St Marc (Oxydrine)
Eau oxygénée (Attention ! Voir le paragraphe L'acide qui fait tache)
Lessive de soude (Attention ! Voir le paragraphe L'acide qui fait tache)
Acide oxalique
Alcool industriel à 95 degrés, et non pas d'alcool à 90 degrés ou d'alcool à brûler !!!


Attention aux dosages et aux mélange de produits !!! Ne pas détremper le bois lors du lavage, et le port de gants est plus qu'obligatoire !!!

LA METHODE SUIVANTE EST TRES CORROSIVE POUR LES FILS DU BOIS !!!
NE PAS LAISSER AGIR LA SOUDE DILUEE PLUS DE 10 MINUTES !!!
N'UTILISER CETTE METHODE QU'EN DERNIER RECOURS, SOUVENT LA LESSIVE St MARC EST LA PLUS RECOMMANDEE !!!

La lessive de soude fait foncer les bois tanniques (chêne, noyer) et uniquement ceux ci. Aucune incidence sur du hêtre, bouleau ou orme. Après une intervention à la lessive de soude (qui est très efficace sur certains vernis cellulosiques) l'eau oxygénée (que je déconseille fortement car il peut oxyder et détruit les fibres du bois, voir plus bas) et l'acide oxalique sont des agents de blanchiment utilisés pour la seconde partie du nettoyage et pour éclairciront à nouveau les bois tanniques.

Pour ma part ma méthode de travail est la suivante :


lavage de la crosse avec un chiffon (propre et qui ne déteint pas!!!) trempé et essoré avant application sur le bois (dans un seau, mélanger de l'eau tiède et une rasade de lessive de soude)

après obtention d'une surface propre, rincer correctement le bois en utilisant une petite brosse nylon sous un filet d'eau afin de neutraliser la soude.

passer ensuite de l'alcool industiel au pinceau pour neutraliser le tout. 

Laisser sécher 24h (ce séchage est très important, car si le bois est encore mouillé, la prochaine étape (blanchiment du bois) ne se fera pas correctement, l'acide oxalique ne pénétrant pas efficacement et uniformément le bois mouillé 


Relavage de la crosse avec un chiffon propre avec un mélange acide oxalique et eau chaude. Le mélange peut être appliqué grassement avec un pinceau, puis frottez uniformément le bois avec un chiffon propre trempé dans le produit. Laissez agir l'acide oxalique pendant 15 à 20mn, puis rincer à nouveau le bois sous un filet d'eau en utilisant la brosse nylon.


Enfin, on peut passer un chiffon imbibé d'alcool pour finaliser cette étape. Pas obligatoire, mais conseillé


Vient ensuite le passage à la pattemouille à l'aide d'un fer à repasser. Pour les renfoncements, un décapeur thermique fera l'affaire (utilisation avec délicatesse !!!). De préférence utiliser la aussi un chiffon en coton blanc (qui ne déteint pas!!!).


Laisser sécher 24h, car pour la suite le bois sec pourra être mieux travaillé, le racloir et l'abrasif utilisés dans la prochaine étape ne peuvent pas être mis en oeuvre correctement sur bois mouillé !!! 


Cette méthode n'est pas la plus rapide, mais évite au maximum l'intervention à l'abrasif par la suite, les 2 séchages de 24h favorisant eux aussi la remontée des fils du bois

J'en vois 2 au fond qui s'interrogent  « Moi j'ai le décapeur chimique déchirtout, c'est le plus efficace »

D'après mon expérience, la lessive de soude et l'acide oxalique est le duo le plus efficace pour le nettoyage et dégraissage en profondeur du bois. Le large spectre que celui ci couvre est tout aussi efficace sur du noyer et du hêtre voire même sur des bois plus exotiques. Bien sûr, avant de décaper une gomme laque, un nettoyage à l'alcool peut être opéré pour enlever le plus gros, avant le passage du duo de choc.

J'ai été amené à restaurer des crosses qui ont pour beaucoup d'entre elles été utilisées sur divers de champs de bataille en Europe, et plus loin encore. Ces fusils ont souvent traîné par la suite dans des lieux improbables, stockés pendant des années sans grand ménagement dans des conditions qui parfois ont frisés le délirant. J'ai déjà eu affaire à des bois imbibés de cosmoline, de goudron (??!) et de toutes sortes de produits divers et variés, et ce duo s'est toujours montré très efficace. 

J'ai pu constater au fil du temps que si certains décapeurs chimiques « fonctionnaient » plus ou moins bien, aucune garantie ne peut être donnée. En effet, certains n'ont aucune (ou pas beaucoup) d'efficacité sur un vernis cellulosique, d'autres sont totalement inopérants sur de la gomme laque, la plupart démissionnent devant la graisse, c'est souvent la loterie, et c'est pourquoi je n'utilise plus ces produits (et pour être franc, pas beaucoup de pros ne les utilisent...)




L'ACIDE QUI FAIT TACHE


J'ai pour ma part refait des dizaines de crosses dans tous types de bois, et "le mieux est l'ennemi du bien" est souvent très dur à expliquer, mais on va tenter. Ce dicton est à retenir tout au long d'une restauration, et surtout dans la phase critique que nous allons aborder, à savoir le traitement des taches. Dans la réalité, peux de taches très profondément incrustées depuis des dizaines et dizaines d'années (et parfois même dans certains cas de bleuissement du hêtre ou de taches de tanin dans le noyer ou le black walnut américain présentes déjà à l'origine DANS le bois) peuvent être "gommées" comme par magie.


Parlez du fait d'estomper une tache dans un bois ancien, et vous aurez beaucoup de versions. Entre ceux qui ont presque réussi, d'autres totalement, il faut souligner un fait qu'un certain nombre de personne oublient et qui les fait déchanter ensuite : faire disparaître une tache sur un bois qui vient d'être remis à nu est totalement différent de la faire disparaître définitivement, une fois la finition achevée. Et oui, dans beaucoup de cas, les taches plus ou moins disparues réapparaissent lors de la finition.


On pourrait comparer le bois à du linge, qui par sa structure fibreuse est un peu identique. Si une tache est incrustée très profondément dans une chemise ou un canapé en tissu, et qu'on la laisse pendant 20, 30 voire 50 ans, il sera peut être possible de l'éclaircir, mais sans doute pas de l'enlever complètement. Si pour tenter d'enlever cette tache on met de l'acide, la structure des fibres sera détruite, d'autres taches (plus grandes) apparaitront, souvent pas plus. Pour le bois, c'est pareil. 

L'emploi d'eau oxygénée à haute dose, de soude et tous les produits brise béton ramèneront le plus souvent PLUS de problèmes qu'ils n'en résolvent, accompagné d'une destruction des fibres du bois. C'est pour cela que je conseille uniquement l'acide oxalique comme détachant et pour éclaircir le bois, car appliqué suivant les recommandations faites dans ce tuto il détruit et n'attaque PAS les fibres.


Un exemple pour illustrer ce fait :

Prenez un morceau de bois brut (hêtre, noyer pour coller au plus près) sur celui ci, passez de la paille de fer (par exemple 0000)

Si vous passez de l'eau oxygénée sur cette surface, toutes les particules de fer qui se sont détachées du tampon vont instantanément rouiller et s'étendre, faisant une tache sur route la surface poncée . L'emploi de l'eau oxygénée à donc dans ce cas ramené un problème supplémentaire à la rénovation.

Multipliez les effets corrosifs et d'oxydation sur tous les produits potentiellement présents dans le bois, mais non visibles lors d'une remise à nu (huiles, graisses...) et vous verrez que souvent, après le passage d'un produit très « costaud » vous aurez plus de taches que vous n'en n'aviez au début....




L'AUTRE APPROCHE 


L'expérience dans ce domaine est de savoir à quel moment on arrête d'essayer d'enlever ces taches avant d'endommager le bois ou faire encore plus de dégâts, et qu'on préfère se concentrer sur le fait d'estomper celles ci avec la finition (comme si on reteignais un tissu afin que la tache soit moins visible). C'est souvent la meilleure solution, quoi qu'on en dise !!! 

Autre chose de très important : il est totalement illusoire d'essayer de gommer une tache de bleuissement du hêtre. On pourra l'estomper partiellement à l'acide oxalique (ou essayer un acide barbare), mais il se peut qu'une grande partie refoncera à nouveau lors de la finition. Ceci est du au fait que les parties bleuies sont plus spongieuses, donc absorbent plus de teinte, huile ou vernis.




PONCEZ FERME MOUSSAILLONS !!!



ATTENTION : Avec ou sans cale de ponçage, un non initié au travail du bois aura vite fait de casser les arrêtes, déformé les rainures de prise sur le long du fut, ou arrondi des fraisages de passage de sangle, et malheureusement la cale à poncer qui rajoute du bois n'a pas encore été inventée. Tout ponçage excessif déforme irrémédiablement, et il vaut donc mieux y aller doucement (au moins les premières fois). Toutes les arrêtes doivent rester vives, comme sur les pièces originales.


Les précédentes étapes ont permis de faciliter au maximum le travail qui suit.


Pour commencer les principaux outils :


Racloir (éventuellement)
Cale à poncer
papier abrasif (de préférence de type carrossier, à l'eau) 



1ere étape : le racloir


Cet outil peut être passé sur les surfaces planes ; Beaucoup de restaurateurs l'utilisent, il est tres efficace et le travail est très rapide. Avec un peu de doigté, on peut très bien utiliser aussi une lame de cutter large.

Le passage du racloir se fait bien entendu toujours dans le sens des fils du bois, qui doit être sec

On peut s'en passer si l'on n'est pas équipé et passer directement à le 2eme étape


2eme étape : un LEGER coup d'abrasif


Pour ma part j'utilise toujours des abrasifs de type carrossier, car ils se déchirent moins vite et les porteurs sont plus fins, ce qui permet de poncer plus facilement des fonds de rainure ou les endroits les moins accessibles. Dans le domaine des grains, différentes écoles s'affrontent mais une chose es sûre : plus le bois aura un poncé fin avant l'application de la première couche d'huile, moins l'huile pénétrera en profondeur (et ça n'a vraiment pas l'air d'être compris par tout le monde). Un poncé avant huilage avec un papier de 400, 800, 1000 (eh oui, y'en a qui insistent  ) plus ferme totalement les pores, n'est d'aucune utilité et totalement contre productif. Avec une surface aussi lisse que du verre avant même la première couche, autant essayer de faire rentrer de l'huile dans une plaque d'inox (celui qui fait rentrer un demi mm, je lui paie un coup  ). Même la teinte ne pénétrera pas correctement, restant très proche de la surface et posera des problèmes si le bois viendrait à être retouché par la suite.

Dans ce domaine donc, plus tu ponces fin plus t'en a une grosse  ne s'applique PAS. 

Le poncé huilé étant une protection qui se doit efficace et pérène dans le temps, un tel ponçage, c'est donc comme utiliser un bouche pore. C'est peut être la solution de celui qui veut faire vite (que ce soit un armurier ou un amateur), mais c'est un cache misère la aussi.

Le papier de 120 est le seul que j'utilise sur la quasi totalité des bois. Ce papier doit être de qualité, et ne pas perdre de grains lors du travail (c'est parfois le cas sur des papiers de piètre qualité). Pourquoi du 120 ? Avec celui ci vous pouvez suivant l'appui exercé aller de la rayure dans le bois jusqu'au ponçage très fin avec un papier usé. Plutôt donc que d'investir dans 3 ou 4 sortes de grain, investissez juste dans du 120, mais du bon, et apprenez à manipuler celui ci.

L'erreur classique du débutant étant de dégrossir au papier de 80 et de terminer au 2000 (s'il trouve du 5000 c'est encore mieux), il remarque ensuite les rayures profondes dans le bois qu'il n'arrive presque pas à ressortir, puis tente de reprendre avec du 120 puis du 240, et cette étape terminée constate déjà que la crosse ou les fraisages sont déformés. Le plus moche dans tout ça, c'est qu'inspecté de près, on voit toujours encore les traces des rayures causées par le 80 dans le bois... 

A noter que l'utilisation d'une cale doit être faite là ou c'est possible, et que l'on ponce toujours dans le sens des fils du bois. On commence par poncer les fonds de rainures de prise et les passages de sangle et on termine enfin par le ponçage à la cale sur les grandes surfaces, en évitant d'enlever trop de matière sous les anneaux de sangle (ils ne tiendront plus correctement) et près du talon de crosse. Les précédentes étapes font que ce travail n'est qu'un travail de finition, en aucun cas les coups ne sont sortis dans cette étape. Ils auraient du être sortis à l'étape de la pattemouille !!!

La première chose que je regarde lorsque j'ai un fusil restauré en main (pas l'un des miens bien sûr, les autres...  ) sont les rainures de prise en main (les angles ne doivent pas être arrondis, et les 2 bords de rainure devraient être parallèles). Je regarde ensuite le talon de crosse. Si la plaque de couche est débordante, c'est que le restaurateur s'en ai donné à cœur joie.  

Le dernier passage se fait en n’exerçant pratiquement aucune pression avec du papier "usé" , et sur toute la surface. Ainsi fait, vous n'aurez pas eu à sortir vos propres rayures du bois, et cette étape s'est finalement déroulée assez rapidement.


Le bois peut être à présent passé à l'air comprimé (souflette). Si vous n'en possédez pas, essuyez celui ci à l'aide d'un chiffon propre afin de sortir un maximum de poussière. Revérifiez une dernière fois toute la surface et reprenez au nécessaire, à la fin repassez un chiffon imbibé d'alcool pour finaliser cette étape.

La prochaine étape, la mise en teinte !!!  



TEINTERA, TEINTERA PAS


D'abord on explique, ensuite on fait, règle de ce tuto


La aussi, 2 vérités s'affrontent. Faut il teindre le bois ? Entre les partisans du naturel et les autres, la bataille peut faire rage. Cependant, le bois à l'état naturel lui même nous apprend une chose. Exposez quelques jours une planche de bois fraîchement coupée de n'importe quel type de bois à l'air, la lumière et aux intempéries, et vous verrez qu'il changera naturellement de couleur, certains bois comme le sapin ou le frêne tourneront vers le jaune/orangé, d'autres essences comme le teck et certains bois exotiques vireront vers le gris béton. Une seule règle prévaut donc pour TOUS les bois : sans protection, sa couleur n'est pas stable dans le temps.

Pour aller un peu plus loin encore, chaque menuisier sait (ou devrait savoir) qu'un bois exposé à la lumière, aux conditions climatiques NE PEUT PAS être verni ou lasuré uniquement avec une couche incolore. Il faut toujours avoir un minimum de pigmentation dans le bois afin de rendre cette modification naturelle moins visible.


La magie, c'est pour celui qui ne ne veux pas teindre le bois, je réponds qu'avec l'huile de lin cela n'est pas nécessaire. Ayant tendance à jaunir avec le temps (à se patiner serait plus juste), la protection est suffisante !!!

Dans le cas de nos crosses, un autre problème se pose cependant assez souvent. Lors d'une remise à nu et d'une réfection complète, les différentes pièces ne provenant pas toujours des mêmes billes de bois, on se retrouve parfois avec des disparités énormes au niveau des tons, les pires étant les armes ayant beaucoup de pièces (type lee enfield), mais pouvant parfois aussi être criantes sur des crosses « au même numéro » de schmidt rubin n'étant pourtant composées que de 2 pièces (qu'est ce qu'ils ont foutu ? Y'avait que des daltoniens ce jour la ???  ). Partant du principe de base qui tient à cœur à chaque tireur, si je refais, je refais bien, nous allons arranger ça, et bien !!!


Pour ce faire, on dispose de toute une foule de produits des plus disparates, qui vont de la chicorée en passant par l'éosine jusqu'à la terre de bruyère. Beaucoup de produits peuvent teinter le bois, mais tels les produits bas de gamme se déversant par contenaires en Europe en provenance d'oncle chinois dans le domaine des cartouches d'imprimante avec des produits dont les couleurs flétrissent en quelques semaines, nous allons préférer la cartouche de marque, la vraie.

Les produits de base, sont comme souvent finalement pas très nombreux :

Brou de noix
Racine d'orcanette
Oxyde ferrique (rouille de fer)

Avec ces 3 produits, vous faites la quasi totalité des tons imaginables sur une crosse par un saint d’esprit (pas bleu, j'ai dit saint d'esprit!!!  )

Le plus employé de tous est l'oxyde de fer. Je vous donne ci dessous une méthode pour réaliser votre propre teinte, de la plus claire à la plus foncée


Prenez un bocal en verre, mettez 2 à 3 litres de vinaigre blanc, et rajoutez dans celui ci quelques morceaux de paille de fer 0000. Cette paille de fer va oxyder, teinter le vinaigre, et vous suivez la progression tous les jours. Tous les jours donc, passez devant votre bocal, remuez, puis sortez une petite quantité de produit dans des bocaux en verre plus petits. Vu qu'il restera de moins en moins de vinaigre dans le gros bocal (vous pouvez en rajouter entre temps), ajouté à la durée d'oxydation de la paille de fer (que vous pouvez aussi rajouter au fur et à mesure), vous pouvez donc créer vos propres teintes, de la plus claire (couleur paille au début) jusqu'au plus foncées.

Cette méthode était utilisée autrefois par un très grand nombre de menuisiers et d'ébénistes afin d'adapter les couleurs sur différentes pièces de bois, et est très peu chère et très efficace. Cette teinte est ensuite coupée avec de l'alcool afin de créer encore une fois encore un nombre presque infini de sous nuances.

La plupart des teintes industrielles de type acajou, golden teak, merisier sont faites à partir d'oxyde de fer. La méthode évoquée évoquée plus haut vous permet donc de réaliser vos propres nuances, et d'adapter au mieux les tons des différentes pièces de bois de votre arme. Plus aucune excuse donc de type « oui mais tu sais, le bois était comme ça »


ALORS, T'APPLIQUES ?


Pour ceux qui veulent ensuite teinter le bois (si ce n'est pas le cas, vous pouvez passer au paragraphe suivant).


Les méthodes traditionnelles veulent qu'on puisse appliquer une teinte au pinceau, avec un tampon ou une éponge ( ces différentes manière influant sur la quantité de teinte déposée sur et dans le bois).

Je préfère de loin une application au pinceau, celle ci permettant de faire rentrer le plus profondément la teinte dans le bois, car l'huilage en fera toujours en dégorger une petite partie. Pour ce faire, je commence à teinter la pièce LA PLUS FONCEE avec la teinte la plus claire à ma disposition. Je coupe toutes mes mixtures à l'alcool (entre 30 et 60%, 50% étant une bonne moyenne), et en remuant bien avant application. Après quelques instants, je procède à un ré-essuyage complet de la pièce avec un chiffon propre.

Cette première pièce terminée servira de référence couleur « point haut » pour le reste des pièces constituant l'ensemble d'un fusil ou d'un mousqueton.

J'attaque donc ensuite le reste des pièces (la plus foncée d'abord) en teintant avec les différents tons à ma disposition afin de recoller au maximum à la 1ere pièce. Pour cela vous pouvez appliquer plusieurs tons plus ou moins foncés de suite (au moins 30 minutes d'attente entre les couches) en prenant toujours garde qu'une teinte mouillée est plus foncée qu'une fois sèche.

Pour revenir sur un bois teinté trop foncé, vous pouvez le ressuyer avec un chiffon imbibé d'alcool (le plus rapidement après l'application étant le mieux). Une partie de la teinte ira vers le chiffon, une autre partie s'enfoncera plus profondément dans le bois, provoquant ainsi un éclaircissement

Après avoir teinté toutes les pièces, repassez une couche d'alcool au pinceau sur tout le bois afin de fixer la teinte profondément. Ceci a pour but aussi de faire ressortir plus le veinage, les parties plus molles absorbant plus l'alcool, et par la même occasion la teinte. Un séchage de 12h MINIMUM est ensuite nécessaire (une nuit entière serait cependant mieux, allez tout en bas de page pour savoir pourquoi cela est aussi important !!!).

La teinte est une affaire de feeling nécessitant une petite expérience dans le domaine si on veut aller vite, car on apprend à anticiper les réactions du bois. Je conseille néanmoins au néophyte de procéder pas à pas. Si les tons de bois sont très variés je conseille même un séchage intermédiaire d'une heure avant de poursuivre, afin de pouvoir comparer les teintes obtenues plutôt que d'y aller d'un coup et se rendre compte qu'une pièce de bois est devenue trop foncée. Si vous devez à nouveau éclaircir une pièce, la perte de temps sera bien plus longue.

Si les tons de bois sont naturellement très proches, l'application d'une teinte unique sera bien sur suffisante.


C'EST QUAND QU'ON HUILE ?



Le ponçage ayant été terminé par un passage à l'alcool tout comme la teinte s'il y a eu lieu d'en faire une, le bois une fois sec est prêt à recevoir sa première couche d'huile.


Dans l'idéal, veuillez stocker les pièces de bois dans un local tempéré (18 à 20 degrés) pendant les phases de travail et de repos. Une pièce non tempérée rallonge la durée de siccativation et donc les temps d'attente !!! 

Avant la 1ere couche : essuyer énergiquement le bois avec un chiffon !!!

La 1ere et 2eme couche est constituée de 50% de térébenthine et de 50% d'huile de lin de BONNE qualité. La 1ere couche est appliquée grassement au pinceau après avoir l'avoir chauffé quelques secondes au micro ondes. Le bois sera chauffé délicatement et de façon homogène avec un décapeur thermique afin de détendre les fibres. Au bout d'une heure, procédez à un réésuyage. 5 à 8 heures après le réesuyage, appliquer à nouveau une couche grasse de produit chauffé. Il n'est plus utile dans cette phase de chauffer le bois. Vous pouvez ensuite le réésuyer au bout d'une heure, puis vient une phase de repos de 24h à 48h

Après ce temps de repos, faites un mélange 25% térébenthine et 75% huile. Chauffez légèrement et appliquez une dernière fois ce mélange grassement au pinceau. Le rééssuyage se fait à nouveau au bout d'une heure.

IL EST A NOTER QUE SUR CES 3 PREMIERES APPLICATIONS, LE BOIS N'A PAS ENCORE ETE PONCE. CETTE PHASE SERT A GORGER CELUI CI D'HUILE, OFFRANT AINSI UNE PROTECTION DE GRANDE QUALITE ET TRES DURABLE DANS LE TEMPS. DANS L'IDEAL, LES PHASES DE REPOS DE 24H MINIMUM DEVRAIENT ETRE RESPECTEES. LA PROCHAINE SERIE D'APPLICATIONS SE FERA AVEC UN ABRASIF LEGER, AFIN DE POLIR LES SURFACES.



LA TECHNIQUE DU DOIGT QUI DIT (DEBUT DE LA PHASE DE PONCAGE)


Après 24 à 48h de repos, rééssuyage sommaire puis je pose le pouce fermement sur la crosse en comptant les secondes jusqu'à ce que l'huile ressorte sous le pouce (comme des empreintes digitales). si vous comptez 3 secondes par exemple, notez ce temps puis passez la 4eme couche, cette fois ci avec un léger abrasif. La 5eme couche sera passée AU MOMENT ou l'huile de la 4eme couche aura mis 3 secondes à sortir et ainsi de suite jusqu'à ce que le bois n'absorbe plus d'huile.

Une autre méthode simple serait d'attendre 48h entre chaque couche 


Avec cette méthode cependant vous réglez plusieurs problèmes :

1 - Plus de je dois ou je dois pas ? (plus de prises de tête !!!) 
2 - On réduis le nombre de couches "inutiles" car passer 3 couches par jours ne sert absolument à RIEN, et ralenti finalement la prise de l'huile
3 - On peut vérifier en 10 secondes si on doit passer une couche ou pas
3 - On huile de manière régulière avec une pression constante sur les fibres de bois.
5 - On peux dire (et ça sans mentir !!!) qu'on ne sait pas quand ça sera fini à sa femme !!!


Toutes les couches (après les 3 premières faites au pinceau pour gorger le bois d'huile) sont ensuite appliquées pour ma part avec un tampon de ponçage (les photos vont suivre). Elles peuvent également être appliquées avec un papier abrasif à l'eau de type carrossier, en commençant par un papier de 320 à 500, puis de 800 à 1000 ou enfin avec de la paille de fer (d'abord du 000, puis du 0000).

Chaque phase d'application (effectuez toujours des huit, c'est la méthode la plus rapide) est toujours suivie d'une phase d'attente d'une heure, puis d'un rééssuyage.

L'utilisation de siccatif n'étant pas indispensable et très toxique, j'évite donc l'utilisation de ce produit.




CONCLUSION ET OUVERTURE DES DEBATS (fallait bien que ça s'arrête à un moment !!!  )



Ce tutoriel a pour but de présenter la réalisation d'un poncé huilé, et peut donner naissance à un nombre de variantes et de déclinaisons mineures, mais les points ci dessous devraient IMPERATIVEMENT être respectés.

Cependant, j'espère avec ce texte avoir pu tordre le cou à un certain nombre de légendes et de "faits" souvent complètements débiles et insensés relatés sur beaucoup de sites parlant de la rénovation de bois de crosse, et présentés par la force des choses comme des vérités "historiques".


Je tiens pour cela à rappeler les grandes lignes pour ce type de réalisation (au cas ou ça ne serait pas encore clair  et 2 faits "historiquement" vrai car tout le monde le dit, mais dans la réalité totalement faux 

- La préparation des bois est LA phase la plus importante pour réalisation d'un travail propre. On ne peut pas faire beaucoup d'erreurs sur la phase de huilage, mais si un bois est mal préparé, le résultat final sera irrémédiablement bâclé. Fignoler le bois à la pattemouille, un ponçage très léger sont à la base du succès dans ce domaine

- L'utilisation de bouche pore est totalement contre productive et un non sens sur ce type de réalisation (à moins de vouloir faire vite fait un cache misère), même chose pour le ponçage hyper fin du bois avant même le passage de la teinte ou de la 1ere couche d'huile.

- La finition originale des crosses de K31 en noyer (pas celles en hêtre) n'est pas de la gomme laque, mais un mélange huile de lin/there/vinaigre et cire d'abeille, donc un poncé huilé est tout à fait justifié sur ces crosses, bien plus même qu'une gomme laque !!!

- Enfin l'huile de teck, ça n'existe pas  !!!


Je rajouterais enfin un tout petit élément encore, mais très important : comment "détecter" assez simplement les poncé huilé cache misère (présence de bouche pore et/ou d'un ponçage qui réduit la pénétration de l'huile et de la teinte dans le bois). Il doit cependant avoir reçu sa dernière couche d'huile depuis quelques semaines au moins (soyez pas vache  ). Sur beaucoup d'entre eux, posez vos doigts à plat sur une zone de la crosse, puis effectuez en appuyant assez fermement un mouvement circulaire pendant 30 secondes afin de chauffer et de dilater les pores dans cette zone. Prenez ensuite un chiffon blanc (c'est mieux) que vous intercalez entre vos doigts et la crosse, et continuez encore ce mouvement circulaire pendant 10 à 15 secondes en appuyant assez fortement (vous polirez cette zone en même temps  ).


Si vous pouvez clairement voir de la teinte sur le chiffon (et je dis teinte bien visible, pas crasse !!!), c'est que celle ci n'a pas pénétré très profondément dans le bois, à vous de deviner pourquoi.... 

Pour lever les doutes encore plus simplement : frottez un linge avec une goutte d'essence de thérebenthine sur la crosse. S'il y a teinte sur le chiffon (et je redis encore une fois bien tache de teinte de bois, assez facilement reconnaissable), c'est qu'y a pas bon  


Si ces 2 manipulations montrent qu'en quelques secondes on peut atteindre la couche de teinte (ce qui ne devrait pas être le cas), c'est que la protection en elle même ne vaut PAS UN CLOU... Dans ce cas, on ne définira plus ce traitement comme un poncé huilé "véritable", mais plutôt comme un huilé merdé ou poncé merdé (au choix). C'est gratuit, c'est pour vous   


BONNE CHANCE POUR VOS FUTURES REALISATIONS !!!!




 
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 18:32
@culombu2A a écrit:Bonjour à tous,

1/ je vais me lancer dans la restauration d'une crosse de l'un de mes fusils. Comme pour la réalisation de couteaux, avant de me lancer, je questionne, et je fouille de partout pour me renseigner afin de comparer les techniques, produits, matériaux et de tenter d'en faire une synthèse qui tienne la route. 2/ Hier soir, en fouinant je suis tombé sur cet article, long mais extrêmement complet dont l'auteur semble particulièrement compétent:

1/ je m'en doutais !!!.

Maître coutelier dans sa bergerie retranché,
Lorgnait sur sur son vieux fusil abimé.
Après une longue réflexion engagée,
Décida de rejoindre prestement son atelier.

Mais avant de se jeter corps et âme dans cet ouvrage,
Voulant réussir son travail aussi bien que ses fromages.
Se renseigna auprès des plus brillants spécialistes,
Ces informations, il les partagea tel un altruiste.

Et sur PLC, naquit le club des rénovateurs de crosses,
Petit à petit les membres accoururent dans cette section,
A force de précieux conseils elle grandit tel un colosse,
L'expérience et le partage de chacun nous firent découvrir de bien belles réalisations.


Poil au menton  



2/ J'ai tout lu. Si si, tous les mots et dans l'ordre.
La lessive St Marc que j'ai employé est donc une bonne chose. Mais d'après le texte ci dessus, j'aurai du faire gonfler les bois à la patemouille avant le 1er ponçage. 1er ponçage fait au 120 et 240, je n'ai donc pas "ciré" le bois.


Je voudrais bien l'avis des autres membres sur ce texte et les méthodes utilisées.
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 19:01
Comme je te l'avais dit Pierrot j'ai aussi tout lu.
Par contre tu es une tête de linotte : la patte mouille je t'avais dit.

Et j'espère que samedi tu feras comme on à dit : la balle à l'aplomb des antérieurs.
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 19:10
kolek a écrit:Comme je te l'avais dit Pierrot j'ai aussi tout lu.
Par contre 1/ tu es une tête de linotte : la patte mouille je t'avais dit.

2/ Et j'espère que samedi tu feras comme on à dit : la balle à l'aplomb des antérieurs.  

1/ j'ai quand même retenu qu'il fallait sonner comme le train  

2/ je viens de faire les photos, encore quelques minutes et ça sera en ligne.

(on pollue le sujet, excuse nous Eric)
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 19:14
Il faut scinder et déplacer . . .
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 19:29
Slt
Merci pour le partage, c'est clair, net et précis, bien argumenté détaillée et simple.
Hâte de voir ta réalisation.
Niko
culombu2A
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 19:45
@PierrotM a écrit:
kolek a écrit:Comme je te l'avais dit Pierrot j'ai aussi tout lu.
Par contre 1/ tu es une tête de linotte : la patte mouille je t'avais dit.

2/ Et j'espère que samedi tu feras comme on à dit : la balle à l'aplomb des antérieurs.  

1/ j'ai quand même retenu qu'il fallait sonner comme le train  

2/ je viens de faire les photos, encore quelques minutes et ça sera en ligne.

(on pollue le sujet, excuse nous Eric)

Tu plaisantes, tu ne pollues rien du tout.
@Procyon lotor a écrit:Slt
Merci pour le partage,  c'est clair, net et précis, bien argumenté détaillée et simple.
Hâte de voir ta réalisation.
Niko

Hola, qui va piano va sano, c'est ma première et vu l'épaisseur du dossier ci-dessus, le temps que mes neurones atrophiés de berger assimilent, il va couler de l'eau sous les ponts .
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Re: Poncé huilé article

le Mer 14 Nov 2018 - 21:15
Sa tombe bien je suis pas pressé!!!
J'ai fait la crosse de mon robust il y a quelques années et sa c'est plutôt bien passé pour un premier essai. Vue tes compétences coutelière sa devrait bien se passer. En plus les explications sont clair et précise, sans blabla.
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Re: Poncé huilé article

le Dim 25 Nov 2018 - 9:40
Bonjour,

pour ma part je n'ai encore rien lu... Vu que ça représente 8 à 10 pages A4, je me garde ça pour un de ces prochains soirs. Mais j'ai reçu d'un héritage un beau et vieil objet à restaurer, je lirai donc avec attention.

Moi qui pensait être long dans mes explications, il y a ici un maître. Chapeau, et félicitations.
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Re: Poncé huilé article

le Dim 25 Nov 2018 - 11:43
Moi je lancerai bien dans la restauration des bois de mon robust et de mon hélicofor mais j'ai peur de les abîmés de par mon manque de savoir faire
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