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 Poursuite dans le bush

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Le Berrichon
Cerf
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mar 20 Aoû 2013 - 14:01

Merci pour tes précisions !

Encore un récit prenant ! Merci !
Un bel animal que j'aurais bien aimé croiser !
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math26
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mar 20 Aoû 2013 - 14:11

encore un fois merci pour ce recit  
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Adrien
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mer 21 Aoû 2013 - 22:38

Merci une fois de plus pour le partage !

_________________
Il n'est point de vrais chasseurs qui n'aient d'égards pour le gibier et c'est pour lui règle d'honneur, de l'aimer, le respecter, le protéger
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FOX
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mer 21 Aoû 2013 - 22:49

Supers récits, merci du partage  
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ludovic375
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Lun 2 Sep 2013 - 19:47

Dernière partie Wink

Très satisfait de mon Waterbuck, j'avais malgré tout au fond de moi un sentiment étrange le soir en revenant dans ma chambre. J'ai rêvé pendant longtemps d'un grand waterbuck et je l'ai eu mais disons que malgré que j'aime les bizarreries de la nature, j'aurai également bien aimé un waterbuck plus classique dans son trophée. Vu la taxe de tir, je chasse cette idée de ma tête et n'en parle à personne.

J'ignore si il y a eu une transmission de penser mais à un moment en milieu de matinée D me demande de le suivre, nous nous faufilons donc dans le bush sans un mot en empruntant les coulés des animaux. J'ignore ce qu'il a repéré mais je le suis en position courbé. Souhaitant tirer un bubale je pense qu'il doit s'agir de cet animal mais nous verrons bien.

Au bout d'un moment, D s'arrête pour jumeler un instant et pose le tripode. Il me demande de me préparer, je ne vois rien mais quand je regarde à travers la lunette je vois avec stupéfaction.....un waterbuck enfin des waterbucks, un mâle entouré de femelles.

Je regarde D et lui dit que je ne souhaite pas en tirer un second à cause de la taxe de tir. Il me dit de ne pas m’inquiéter et que l'on s'arrangera. Bon..., je lui dit quand même que celui là semble plus petit que le précédent, il est honorable mais sans plus et je ne vois que sa tête et son cou donc hors de question de tirer. L'animal qui nous a repéré, peut être parce que j'ai parlé un peu fort, s'enfuit en compagnie des femelles.
D'un certain côté je suis satisfait et D me dit qu'en cherchant bien on devrait pouvoir trouver plus grand si on a de la chance.
Nous verrons bien, par la suite je tire un chacal près d'un point d'eau. L'animal se dérobait et comme pour nos renards j'ai fait le fameux bruit avec ma bouche qui ressemble plus ou moins à celui d'un rongeur, l'effet a été immédiat et l'animal s'est arrêté me permettant de le tirer.
Pour moi, il est loupé mais D pense que je lui ai cassé une patte avant. Nous ne trouvons pas de sang et dans le doute, nous lâchons les chiens. Si il a effectivement une patte cassée, les chiens aurons vite fais de le prendre.
Il n'en ai rien, pas un aboiement ni un jappement et O et T ne trouve pas de sang. D est pourtant certains que je l'ai touché vu sa réaction. Finalement on abandonne la recherche.

Il va falloir maintenant retrouver les chiens et dans cette immensité cela ne vas pas être évident, ils nous est déjà arrivé de retrouver Abott plus de 24 heures après l'avoir lâché et dans ses conditions des colliers Gps ne seraient pas du luxe.

Nous tournons et appelons pendant un moment mais sans résultat, quand M à la radio nous annonce qu'il a Abott et Lélek. Il est a plusieurs kilomètres de notre position et travail en compagnie de quelques ouvriers sur un point d'eau. Nous partons les récupérer et retournons chercher Rambo, nous le trouverons finalement plus loin sur une piste.
Nous avons perdu deux heures à les chercher et vu que le soleil commence à bien taper nous rentrons à la ferme. Hormis le groupe de waterbuck et le chacal nous n'avons vu aucun autre animal. Il y a des jours comme ça.

L'après midi nous partons assez tard et changeons de secteurs quand D me dit de me dépêcher. Mais qu'à t-il encore vu ? Je lui demande ce qu'il a repéré et il me dit alors « Un grand waterbuck ».

Bon, nous verrons bien mais je peux toujours refuser le tir si il ne me plaît pas. Nous approchons l'animal jusqu'à arriver sous des arbres. Il est impossible d'aller plus loin, après nous sommes à découvert et les waterbucks car il y en a plusieurs aurons vite fais de détaller si ils nous voient. D met le tripode en place et me dit que dès qu'il tourne je peux le tirer si je le souhaite. Je n'avait pas mes jumelles sur moi donc c'est à travers la lunette que je vais identifier l'animal.
Il est de face et en train de brouter. Dans cette position le trophée ne semble pas grand mais D est sûr de lui.
L'animal me semble loin aussi comme je n'ai également pas mon télémètre sur moi je demande à D de mesurer avec ses Leica Geovid mais elles ne fonctionnent pas très bien. Il tapote un peu sur le dessus et arrive enfin à me donner une distance. Nous avons un tout petit peu plus de 150 mètres qui nous sépare de la grand antilope.

Mon cœur cogne dans ma poitrine et je vois le réticule dancer sur le waterbuck qui est toujours de face. La situation dure puis l'animal se tourne vers notre droite et relève la tête. Je peut dans cette situation mieux voir la taille des cornes, elles semblent massive à la base et sont d'une belle longueur.
Je n'hésite plus et dit à D que je suis d'accord pour le tirer mais je n'arrive pas à bien stabiliser mon tir aussi je demande à O, qui est bien plus petit que moi, de positionner son épaule sous mon coude droit pour stabiliser ma visée. Ça va nettement mieux mais au moment où je vais tirer le Waterbuck se met de c*l.
On attend encore, le vent nous est favorable et où nous sommes, à l'ombre des arbres, ils ne peuvent normalement pas nous repérer.
Finalement, le Waterbuck se tourne et m'offre son flan gauche. Je remarque alors que ses cornes ne sont pas tout à fait symétrique mais je ne me pose pas plus de question. Le réticule calé sur son épaule, mon index appui tout doucement sur la détente et la détonation se fait entendre.
Dans la lunette, je vois le waterbuck faire un grand saut en l'air, exactement la même réaction que pour mon premier, et puis il s'enfuit. D m'annonce que mon tir est parfait mais qu'importe j'ai déjà réarmé, le pauvre O a d'ailleurs pris la douille dans la joue.
Je suis mon animal dans la lunette mais les arbres et les nombreuses branches qui sont à nos cotés m'empêche pour l'instant de tirer. Mais j'ai repéré de mon œil gauche une petite trouée où je pourrait lâcher ma balle. La croix est bien devant l'animal et sans arrêter mon tir quand il passe dans la trouée je lâche ma balle. Le waterbuck tombe la tête la première au sol, faisant voler un joli nuage de poussière.
Il a été foudroyé par ma seconde balle, D n'en revient pas et me dit que j'ai touché l'animal à environ 200 mètres à la course.
Je tiens tout de suite à dire que je ne pense pas être un sniper, il m'est déjà arrivé de raccrocher des animaux blessés à de telles distances mais je considère que c'est plus de la chance que de l'adresse. Je ne le fais pas à chaque coups et peut être que je n'y arriverai plus.

Nous allons donc voir l'animal et l'inspectons. Ma première balle est plein cœur, quand à la seconde elle est un peu au dessus et à mon avis elle casse l'épaule et la colonne. Elle n'ont pas traversé mais l'une d'elle est sous la peau du côté opposé.
D me parle encore de se coup de carabine aussi je lui demande de vérifier la distance qui nous séparait de l'animal. Avec ses Leica Geovid, il prend comme repère les quelques arbres près desquels nous étions dissimulés et m'annonce un peu plus de 170 mètres. Comme nous étions légèrement en retrait d'eux il me dit que ça fait environ 180 mètres.

D sort son mètre et mesure les cornes de l'animal. Les cornes ne sont effectivement pas tout à fait symétriques, la partie supérieur de celle de gauche repart un peu plus en avant et vers l'intérieur que l'autre.
La corne gauche de mon animal fait 72 cm, la droite 70 cm et la circonférence de chacune des embases est de 26 cm. Très beau spécimen mais il y a plus grand, qu'importe il me convient parfaitement.

D me regarde et me dit alors : montage en cape. Évidemment vu sa beauté je ne peut le faire qu'en cape néanmoins je refuserai sur le moment son autre proposition que je regrette actuellement, j'aurai du garder le « back skin ». Même si sur celui-ci la tache blanche est moins clair que sur le premier.
Nous faisons une multitude de photos et nous chargeons l'animal dans le 4x4 avec le treuil car il est lourd.


Nous repartons à la ferme et confions l'animal au skinner qui va se charger de prélever la cape. A ma demande D lui dit également de récupérer la balle qui est sous la peau. L'homme répond qu'il n'y a pas de problème mais je ne sais pas si il a eu un trou de mémoire ou quoi mais je n'ai jamais eu la balle en question. D c'est excusé au moins 3 fois, malgré le fait que je lui ai dit que ce n'était pas grave. Par la suite quand même nous avons directement récupéré les balles sur le lieu du tir.

Je suis comblé, deux très beaux waterbuck en un rien de temps et ils n'ont jamais vu ça. Je crois qu'un client Russe à déjà tué deux waterbucks mais les conditions étaient apparemment fort différentes, le premier n'était pas vilain mais quand même un peu plus petit, quand au second c'était un jeune animal et c'est une incompréhension de l'anglais qui en serait la cause. Le père de D lui a dit de tirer l'animal de droite, je ne sais plus de quelle espèce il s'agissait, et c'est le waterbuck qui était à gauche qui est tombé.

Je décide donc de ne pas tirer de zèbre cette année en contre partie. Mais pour le reste on verra bien.


Le Waterbuck était la priorité de ce voyage mais je souhaitait également beaucoup chasser un gnou noir. La population est bonne et aussi nous avons des contacts tous les jours mais au début nous avons échoué à de nombreuses reprises.

Je voulais tiré à moins de 150 mètres sur le tripode pour assurer ma balle même si de temps en temps je me suis mis en position couché, mes jumelles faisant office de bipied et là avec la meilleure stabilité je pouvais allonger le tir. Mais ils vivent dans des zones ouvertes et il est difficile de les approcher sans se faire repérer.

Cependant à chaque fois le mâle n'était pas dans une position favorable et sur un animal de cette résistance pas question de mettre une mauvaise balle. Parfois je n'ai pas tiré pour éviter d'en toucher deux avec une balle même si avec ce calibre et des balles classiques comme j'utilise il est rare que cela traverse. Mais par précaution je préfère m'abstenir.
Un matin j'en ai eu un énorme dans la lunette, malgré la distance qui nous séparais je voyais nettement dans la lunette que les embases de ses cornes se touchaient presque mais hors de question de tirer de face. Il ne m'a pas laisser un autre chance et il s'est enfuit avec le reste du troupeau.

En début d'après midi de cette même journée nous avons changé de secteur et tentons une énième approche toujours à bon vent. Malgré que la zone soit ouverte, des petits buissons nous permettent quand même de progresser. Les gnous regardent alors dans notre direction et sont assez loin. Je dis à D que je vais tenter de tirer coucher. Tout doucement je pose mes Swaro au sol, en position debout et en les écartant au maximum.
Je prend appuis dessus et rabaisse le levier de culasse. La croix du réticule est pleine épaule et je suis stable mais au moment du tir au lieu de la détonation habituelle, j'ai juste le droit au clic du percuteur. La munition n'a pas percuté, je garde un moment le gnou en joue au cas où il s'agisse d'un long feu mais rien ne se produit.
Je relève donc le levier de culasse et le rabaisse avec précaution pour éviter de nous faire repéré mais les gnous se déplacent.
Grâce à un autre buisson nous progressons encore mais après c'est fini il n'y a plus d'obstacles pour nous dissimuler.
Nous avançons jusqu'à cette ultime rideau végétal et il faut tenter de se mettre à nouveau en position de tir rapidement avant que le troupeau ne détalle.
D se décale légèrement et très doucement pose le tripode, je me met en position et D me dit de tirer celui sur la gauche. Les gnous nous ont vu et vont s'enfuir mais ma balle est déjà partie et on voit nettement mon animal encaisser le projectile. Le troupeau part sur la droite pendant que mon animal part sur la gauche.
D qui a tout vu dans ses jumelles me dit que le tir est bon, je réarme et le tire de ¾ arrière à la course mais au moment où mon coup part je sais que je suis trop haut. La balle qui a loupé sa cible part en sifflant dans la plaine.
Je réarme une nouvelle fois, baisse un peu le grossissement de la lunette et avec la bretelle de l'arme je stabilise mieux ma visée. Le gnou n'est pas gros dans la lunette et cette fois-ci il est quasiment de profil et commence à ralentir. Je tire bien devant et voit ma balle arriver vraiment pas loin de lui.
Je ne peut pas dire à quelle distance j'ai tiré cette troisième balle mais il était vraiment loin et elle doit être passée entre 10 et 20 cm sous son ventre. A cette distance, j'aurai dû viser au niveau du dos mais bon l'animal fini par s’arrêter et tombe peu après.

Avant de nous rendre sur place nous attachons Lélek qui n'a rien vu de la scène à une laisse qui ressemble fortement à une corde d'alpiniste et tentons de lui faire prendre la piste de sang. Il a tendance en temps normal à suivre bêtement Rambo et Abott et son maître veut qu'il progresse. Ce n'est pas encore ça mais l'expérience viens avec la pratique.

Ma balle est parfaitement placée mais je la trouve quand même un peu basse même si elle touche le cœur. Le trophée est beau mais quand même moins gros que celui que nous avons vu au matin, peut importe c'était encore une très belle émotion.
C'est vraiment un animal étrange avec ses cornes qui partent vers l'avant, ses sourcils blancs et la fameuse houppette de poils dressée sur son mufle.





Cette espèce est un peu plus petite que le gnou bleu, il fait sans doute un peu plus de 200 kg mais nous ne l'avons pas pesé. Nous n'aurons pas besoin du treuil, à 4 personnes nous le chargerons dans la benne mais c'est quand même moins facile à charger qu'un impala.
On repart à la ferme de la grand mère de D où on amène le gnou car ils ont besoin de viande.

Pendant que D va faire quelque chose, je regarde O prélever la cape de l'animal.
Son coup de couteau est sûr et il ne met pas longtemps à faire le travail. Ensuite il vide l'animal, nous constatons que la balle a fait pas mal de dégâts et a emporté une partie du cœur mais elle n'a pas traversé.
Nous regardons la carcasse attentivement et nous la retrouvons dans l'épaule opposée. Elle a perdu une grande partie de sa masse mais ce n'est « qu'une » demi-blindée conventionnelle et casser un gros os comme celui de l'épaule d'un gnou représente une belle contrainte.
Nous chargeons la tête accompagnée de la cape dans le 4x4 et repartons à la ferme. Nous prolongerons la soirée tard dans la nuit.

Premier serpent :

Fin d'après midi, nous roulons comme d'habitude. Soudain le 4x4 pile, et T dit quelque chose à haute voie en Afrikaans. D se lève de son siège soudainement et empoigne la .223 Remington, fais monter une balle et vise en direction de la piste. Ne comprenant pas ce qu'il se passe, je me lève et distingue un grand serpent vert qui traverse juste devant le 4x4.
D tire les 4 balles très rapidement sur le serpent en mouvement. Il ne passe vraiment pas loin mais le serpent qui est indemne continue sa progression et rentre dans un buisson qui jouxte la piste.

D pose la carabine, prend la première housse qu'il a à porté de main, extrait un fusil et prend une poignée de cartouches puis saute du 4x4. Il a pris le fusil que je me sert d'ordinaire, un Winchester Select 2000 et me demande de le suivre. J'aimerai bien mais la fermeture de la housse de l'autre fusil fait de la résistance, finalement j'y arrive et extrait son vieux Browning B25.

Je prend également une poignée de cartouche et le rejoint. O qui est assis à l'arrière du 4x4 est formel, le reptile n'est pas sortit de l'épais buisson.
Comment le faire sortir de là ? D n'y va pas par quatre chemins, il tire ses 2 cartouches dans le buissons. Je le contourne rapidement, en gardant tout de même mes distances, et distingue notre serpent en sortir. Il doit être à une dizaine de mètres, il s'arrête et regarde dans ma direction. Je vise au niveau de la tête et tire. Le serpent vole et je redouble immédiatement, D arrive et tire à nouveau deux cartouches en direction de l'animal qui pourtant semblait mort.
Nous rechargeons et nous approchons prudemment de notre proie. Elle n'est pas dans un bel état mais encore en un seul morceau. Alors que je pensais qu'il s'agissait d'un mamba vert, D me dit qu'il s'agit d'un boomslang.


Il ne doit pas faire loin des 2 mètres mais nous ne l'avons pas mesuré. M lui tuera au lance-pierre un mamba vert qui était tombé dans une grande cuve d'eau. Il a d’ailleurs fait un film avec son Blackberry, nous l'avons gentiment charrié avec D en lui disant : « That's a canned hunting », ce qui veut dire « C'est de la chasse en boite ».

Nous n'avons par contre pas vu de vipère, la fameuse « puff adder » également très dangereuse et beaucoup plus discrète.

Le petit phaco :

En fin de matinée nous passons près de la « Trans-Kahalari Highway », une grande route qui part de Windhoek, la capital de la Namibie, pour aller jusqu'au Botswana. Elle est en parfait état, en bien meilleur état que certaines routes Françaises, et la vitesse y est normalement limité à 120 km/h mais beaucoup ne respectent pas la limitation de vitesse, de même que le port de la ceinture, le portable en conduisant...etc.
Mais en cas de contrôle, il paraîtrait qu'un petit billet arrange pas mal de chose...

Il n'y a pas beaucoup de circulation, ce pays est certes un peu plus grand que la France mais le dernier recensement annonce qu'il y a à peine plus de 2 millions d'habitants et beaucoup n'ont pas de véhicule.
Cependant le risque de collision la nuit avec un animal sauvage est important. De nombreuses fois, nous avons dû piler et klaxonner pour éviter d'avoir un accident avec les grands mammifères.
La ferme de la grand mère à D est située justement à proximité de cette route et elle accueille les touristes dans un cadre vraiment joli. D doit repasser justement à la ferme pour faire quelque chose, nous nous arrêtons donc un quart d'heure puis nous repartons.

En chemin une femelle phaco traverse la piste devant nous et chose curieuse elle n'est suitée que d'un jeune. Nous n'y prêtons pas vraiment attention sur le moment quand nous voyons un second jeune qui manifestement n'est pas au mieux de sa forme et à du retard.

On ignore ce qu'il a mais D décide de tenter de l’attraper. Le 4x4 accélère et une fois arrivé à son niveau nous sautons par dessus bord.
Le pauvre petit phaco n'a pas la force de suivre son frère ou sa sœur et sa mère. Il rentre donc dans un buisson et s'immobilise. D me dit de contourner le buisson et qu'il va m'envoyer le phaco. Il tape avec son pied sur le buisson et comme il l'avait prédit le petit phaco me sort à mes pieds. En me voyant il change de trajectoire mais je suis plus rapide que lui. J'effectue un placage en règle et bien entendu le petit animal proteste immédiatement. Son cri aiguë doit s'entendre de loin, je suis heureux de ma prise mais je n'ai pas le temps d'apprécier cette victoire. D me dit de rejoindre immédiatement le 4x4 car maman phaco va arriver pour rechercher son petit. Je m’exécute mais alors que je m'attendais à voir maman phaco venir au secours de son petit, il n'y a rien et Abott est parti justement derrière elle sans que D lui est demandé.

Le petit phaco est maigre mais on ignore ce qu'il a. D palpe son ventre mais ne détecte rien, il décide de l'apporter à sa grand mère pour tenter de le sauver alors que O reste sur place pour tenter de récupérer Abott.
J'ignore encore aujourd'hui ce que le petit phaco est devenu mais je pense que la grand mère de D à tout tenter pour le sauver.

De retour sur place, O n'a toujours pas récupérer Abott. On appelle puis on se décide de tenter autre chose, j'empoigne la carabine et je tire deux balles. La première vers une pintade et la seconde sur une cible de fortune au sol. Les deux balles toucherons chacune leur cible et finalement Abott est de retour, il aura droit à une belle remontrance de la part de D pour sa désobéissance.

Une balle = deux phacos, enfin presque...

Vers le milieu du séjour, le père de D me dit que si je le souhaite je peut tirer un autre jeune phacochère. Nous ne le cherchons pas vraiment mais si on tombe dessus nous sauterons sur l'occasion. Cela se produira un matin juste avant de rentrer.

Dans un petit parc à vache nous en repérons deux mais eux aussi nous ont vu. Ils étaient au milieu des vaches et une fois qu'ils ont passé la clôture, ils marquent un temps d'arrêt juste avant de disparaître dans le bush. Ils sont légèrement décalés et D me dit de viser le plus proche de nous ce que je fais à bras franc.
Au tir, j'ai l'impression d'être un peu trop bras, D me regarde et me dit : « Je crois que tu as eu les deux ».
Je suis surpris mais effectivement la piste de sang se sépare....
Le risque avec les phacochères, s'est qu'ils se réfugient dans des terriers d'oryctéropes et pour aller les rechercher c'est loin d'être évident. L'an passé pour récupérer un phacochère blessé par une cliente ils ont du sortir les pelles et creuser. Ils l'ont finalement retrouvé mort pas très loin de l'entrée.

Encore une fois on sollicite les chiens et ça tombe bien Rambo part d'un côté alors que Abott et Lélek partent de l'autre et ils ne tardent pas à se mettre au ferme dans des directions opposées.

D et moi nous nous séparons, je cours en direction des aboiements et ne tarde pas à trouver Rambo. Le petit phacochère est au milieu d'un éclaircie et ne se laisse pas faire malgré sa taille plutôt modeste comparé au chien. Rambo viens vers moi ce qui me permet de lâcher une balle en toute sécurité. Elle touche le phacochère derrière la tête ce qui bien évidemment le tue net.

Je vais voir du côté de D en signalant ma présence, les deux chiens collent l'animal de trop près ce qui l'empêche de tirer.
Il n'aime pas ça, sur un petit animal comme ce phacochère qui est mal en point il n'y a pas vraiment de souci mais sur un animal plus gros les conséquences peuvent être graves. Il hurle « F*** **f » et tire une balle en l'air ce qui a pour effet de faire reculer momentanément les chiens, lui offrant une fenêtre de tir pour placer sa seconde balle. Le petit phacochère est projeté sur le coté par la projectile de .458 mais n'est pas du tout abîmé.


Que c'est-il donc passé ? Je pense tout d'abord que ma balle a tapé un fil de fer mais non ils n'ont rien. En fait la balle a touché le premier phacochère trop derrière et la balle ainsi que des fragments ont touché le second également trop derrière.

Une autre fois alors qu'il faisait déjà sombre nous sommes tombés sur un groupe de bubales. Je n'y ai pas prêté attention sur le moment, car je pensais qu'il s'agissait encore de femelles et de jeunes.

M qui nous accompagnait après avoir regardé dans les jumelles de D semblait interloqué par un animal. D repris ses jumelles et confirma les impressions de M.
Il me dit que c'était une occasion qu'il ne fallait pas laisser passer, je lui avait dit que je voulais un beau bubale et il est peu probable que j'en croise un identique par la suite d'après ses dires.

Je ne me fait pas prier d'autant que nous étions à bon vent et qu'ils ne nous avaient pas repéré. Je prend appuis et je demande confirmation mais je me trompe d'animal. Je visais celui qui était sur la droite alors que c'est celui du milieu qui a retenu l'attention des deux jeunes professionnels.

Je reprend donc dans la lunette le bon animal, il est de 2/3 arrière et pas trop loin, je vise légèrement en avant de l'épaule opposée et tire. Le bubale accuse fortement le balle, fait demi tour et m'offre son flan droit, la deuxième balle est partie et percute encore l'animal qui accuse une nouvelle fois mais ne tombe pas et se tourne face à moi. La troisième balle part et cette fois le couche.
S qui était aussi avec nous siffle et M me dit avec le sourire « Hey Kevin, si on fait un jour la guerre je veux bien être dans ton équipe ». S rigole et en me regardant fait « Boom, boom, boom ».
C'est vrai que les 3 balles sont parties très vite.

Nous nous rendons vers notre prise et M qui est le premier à arriver à proximité du bubale me dit alors que ses cornes ne sont pas tout à fait symétriques, celle de gauche part en avant. Sans être courant il paraît que ce n'est pas rare chez cette espèce.
L'animal est en effet magnifique et sans prendre de mesure, il est d'après eux médaille d'or sans aucun souci.
Les trois balles sont parfaitement placées, nous en sentons d'ailleurs deux sous la peau du côté à chacun des tirs. La troisième tirée de face ne sera pas retrouvée.

La réputation de résistance du bubale ne semble pas être un mythe d'ailleurs son nom Hartebeest ne signifie-t-il pas la bête dure ?
Nous faisons des photos et nous parlerons pas mal de cette chasse en rentrant.






Arrivé à « l’abattoir», D prendra les mesures du trophée, je ne me rappelle plus du chiffre total obtenu mais nous étions bien au dessus du seuil de la médaille d'or, et nous refaisons quelques photos.
La cape sera prélevé comme il se doit. Nous ne l'avons pas pesé mais il devait faire dans les 150 kg. C'est le poids moyen d'un mâle de cette espèce. L'anecdote de cette journée c'est qu'en regardant la télé avec L et M au soir je verrai une rediffusion sur une chaîne Sud-Africaine du tour de France de 2012.

J'ai également eu la chance d'être le premier chasseur à me rendre sur le nouveau territoire de D. L'achat était très récent et le propriétaire habitait encore dans la maison que D doit occuper par la suite.

C'est une ferme d'un peu moins de 8000 ha, où l'on pratique l'élevage de vache et également de chevaux. Elle est plus au sud que la ferme où il réside avec ses parents mais n'est pas encore trop éloignée.
La première fois nous sommes venus pour tirer des chacals et des babouins et éventuellement un gros phaco car la population serait plus importante.
La pression de chasse est très faible et les animaux ne sont pas vraiment craintifs. Lors de cette première journée nous avons vu de nombreux koudous, des oryx, un troupeau d'éland du cap, des waterbuck, des steenboks, des duikers, beaucoup de phacochères et des centaines et des centaines de pintades.

Les clôtures à vache ne gênent absolument pas le passage du gibier. Par contre à chaque fois nous devons les ouvrir et les fermer.
Je n'ai pas vu comment faisait les waterbucks mais alors que les koudous et élands sautent par dessus et sans aucun élan, c'est impressionnant d'ailleurs de voir un animal comme cette grosse femelle d'éland qui devait faire plus de 500 kg sauter avec une telle facilité l'obstacle, alors que les Oryx eux passent dessous.
Malgré les espoirs nous n'avons pas tiré une seule balle. Nous n'avons pas vu un seul chacal, le seul gros phacochère de vue s'est sauvé avant que l'on puisse l'approcher et la troupe de babouin est passée chez le voisin. Nous sommes également passé près d'un étang qui est envahi de silures Africains d'après D.

Au retour D s'est arrêté près d'une autre petite maison située à quelques centaines de mètres de celle où il doit vivre et qui est à l'abandon. Les carreaux sont cassés mais il y a du potentielle. Bien retapée il ferait bon y vivre surtout qu'au alentour il y a plein de traces d'animaux jusque sur le pas de la porte d'entrée.
Nous inspectons un petit cabanon à proximité, la porte métallique est fermée avec du fil de fer. Une fois ouverte nous découvrons un bon nombre de massacres d'animaux trouvés morts par l'ancien propriétaire.
Il y a principalement des Koudous mais également un Waterbuck à tête bizarre. Sa corne droite est exactement la même que celle que l'on voit dans le magasine « Voyage de chasse », elle part vers l'extérieur et n'est pas courbé vers l'avant. Une chauve souris posée sur le mur ne semble pas apprécier la lumière et se réfugie derrière cette pile de massacre.

Nous sommes repartis ensuite vers notre lieu de résidence et nous verrons également un beau troupeau de springboks, des phacos et des koudous tout le long de la route.

Le dernier jours nous sommes revenus sur la nouvelle ferme pour y pêcher.

Alors que le râtelier en matière d'armes et de munitions est très bien fournit en ce qui concerne la pêche c'est assez pauvre. J'hérite d'une grande canne qui doit bien faire 3,5 m de long. Le moulinet qui s'y fixe est bien petit et il est adapté pour un gaucher comme celui qu'utilise D bien qu'il soit droitier. Je le repasse en droitier et ça va déja beaucoup mieux.
J'ignore le diamètre du nylon mais on doit être sur du 30/100. J'ouvre la boite à pêche et constate qu'il n'y a pas grand chose : des plombs plus destinés à la pêche en mer, pas mal de gros hameçons, des émerillons classiques sans agrafe rapide et quelques bobines de fil.
Je décide de faire un montage ressemblant à un pater-noster comme D. Comme plomb finalement je prendrais un boulon que me donne O et comme hameçon un des plus petits que j'ai trouvé et qui doit correspondre à un N°2.
Pour les appâts il y a deux solutions. Soit on prend des sauterelles que O a attrapé quelques jours avant et qui ont fait un séjour dans le congélateur entre temps. Elles ont été sortie le matin de bonne heure et elles sont décongelées mais ne tiennent vraiment pas bien à l'hameçon.
Sinon nous avons également du foie et des reins des animaux que j'ai tué les jours précédents et qui résistent beaucoup mieux à l'assaut des poissons.

Nous faisons donc un petit concours. Dans cette étang, il n'y a qu'une espèce de poisson, une sorte de silure africain, et qui pullulent. D veut en éliminer un maximum pour pouvoir introduire d'autres espèces.
Pas question de faire du « Catch and Release », chaque poisson attrapé prendra place dans un sac à patate et tout ira au village Bushmen.
Il n'y a pas beaucoup de temps d'attente avant d'avoir une touche mais malgré cela ils n'engament pas comme nos poissons chats mais se montre souvent tatillon. Les louper sont fréquents mais on en prend quand même pas mal. La majorité doivent faire entre 30 et 50 cm et il n'offrent aucune défense mais il y a beaucoup plus grand. Le plus grand d'attrapé doit avoisiner les 1,40 m, c'est moi qui l'a pris et il s'est très bien défendu.
J'ai changé mon montage pour un plus classique et qui s'emmêle moins que celui d'avant. Le boulon est fixé sur le corps de la ligne avec un court bout de gros nylon pour lui permettre de coulisser. T et O pêche sans canne, juste avec une belle réserve de fil et un hameçon. Le morceau de viande faisant office aussi bien d'appât que de leste. C'est rudimentaire mais ils attrapent des poissons.

Des chevaux viendront se désaltérer et à l'autre bout de l'étang il y a pas mal d'anatidés dont ce qui me semble être des oies d'Egypte. Nous voyons passer également de temps en temps des petits limicoles.

Soudain T me dit quelques choses à voix basse mais je ne entend pas bien ce qu'il veut me dire et avec son doigt me fait signe de venir dans sa direction. J'ignore pourquoi mais je me retourne et distingue un babouin qui nous fixe à l'ombre d'un buisson en haut du talus.
Je me lève de mon siège et je vais tout doucement vers le Toyota. Je prend la .30-06, et oui comme le disait D il faut toujours avoir une carabine avec soit, mais je cherche désespérément les cartouches. Finalement je retrouve ma pochette de balle et n'en met hélas qu'une dans la carabine.

Pendant ce temps le babouin courre à l'opposé de l'étang puis descend le talus et viens boire.
On ne tire en règle général jamais un animal en train de se désaltérer mais le babouin à cause de sa réputation n'a pas le droit au même traitement de faveur. Je ne suis pas très bien calé et au tir je ne voit pas la réaction de l'animal. Parait-il qu'il a faillit piquer une tête dans l'eau, n'empêche qu'il remonte le talus avec difficulté et n'ayant plus de cartouche, je ne peut pas essayer de le doubler. D me dit qu'il a une patte avant cassée assez haut et que nous ne le retrouverons pas. J'ai quand même un doute, je pense qu'il a plutôt une balle placée en arrière, je met donc 4 cartouches dans la carabine et me rend à l'autre bout de l'étang. Je ne voit pas de sang et du haut du talus j'ai une vision parfaite sur le bush mais pas de babouin. Même si je n'aime pas trop les singes, ça m'embête de l'avoir blessé et de ne pas l'avoir retrouvé mais un léopard en fera sans doute son casse-croute. Je retourne au 4x4 et tout en laissant la carabine à portée de main je me remet à pêcher.

Peu de temps après T me dit de regarder derrière moi et effectivement il y a quelques babouins dans les arbres qui nous observent. J'empoigne la carabine et je vais voir D qui est partie faire la sieste dans le 4x4. Je lui demande si je peux tirer, il me répond qu'il n'y a aucun soucis.

J'approche le groupe tout doucement, un jeune traverse à découvert mais j'ai envi de tirer ceux dans les arbres. Arrivé à environ 80 mètres ceux que je voulais tirer commencent à descendre de l'arbre. Je pose mes jumelles au sol pour quelles me servent de bipied puis je m'allonge et prend appui dessus.
Les singes sont descendus de l'arbre mais j'attends, soudain l'un d'eux remonte et regarde dans ma direction. Sa curiosité lui est fatale, la balle part et je le vois tomber en avant.

Tout le monde est partie, je m'approche et récupère mon gibier qui est une femelle. Je la ramène au 4x4 et je parle un peu avec T qui me dit qu'il y a un autre groupe au loin dans les arbres. Je tente à nouveau l'approche mais cette fois ils ne me laisseront pas les approcher aussi près, à plus de 300 mètres ils s'éjectent de leurs perchoirs et s'évanouissent dans le bush.

Il est l'heure de rentrer, D qui s'est réveillé me félicite pour le babouin, nous chargeons tout dans le Toyota et repartons.

Pas très loin de l'étang sur un petit chemin parallèle à la piste, nous voyons un animal qui se défile. D s'arrête et observe puis en Anglais s’interroge sur cet animal puis pose la question en Afrikaans à O et T qui ne l'on pas vu.
J'ai répondu sur le coup « bah un chat » tellement que cela me semblait évident mais il est vrai qu'il ne comprend rien au Français, aussitôt et avant que O et T ne répondent j'ai redit « An African wildcat ». Son sang n'a fait qu'un tour, il est sortit du 4x4 pour tenter de se saisir de la carabine mais l'animal ne l'a pas attendu et a disparu. C'était un énorme chat sauvage, même mon gros matou aurait fait petit à coté de lui.

Arrivé à la ferme, nous ferrons les comptes. C'est D qui a gagné le concours, il a fait un peu plus de 60 silures. J'en ai fait 44 et O et T a eux deux en ont fait une quarantaine. Nous faisons des photos à la ferme avec une partie des silures et le babouin.


C'était le dernier jour de mon voyage.

J'ai eu l'occasion de tuer d'autres animaux mais les histoires sont beaucoup plus classiques et il n'y a rien d'extraordinaire même si j'y ai pris évidemment du plaisir.

J'ai fait pas mal de tir de sélection sur des femelles de différentes espèces : gnou bleu et noir, bubale, springbok et duiker.
La femelle koudou tombera l'avant dernier jours en fin d'après midi. Dommage que je n'avais pas la .458 Winchester magnum car je l'ai tiré à moins de 30 mètres dans un endroit assez sale.
Malgré une balle parfaite, elle s'est quand même enfuit mais n'est pas allé loin. Nous la retrouvons 20 mètres plus loin couchée au sol mais pas tout à fait morte, une balle dans le cou tirée à bout portant l’achèvera.


Au total, le séjour m'aura permis de chasser 20 grands animaux plus le reste. Encore un très beau voyage de chasse en compagnie de gens supers.
See you next year for news adventures.
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math26
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Lun 2 Sep 2013 - 21:04

merci pour ce nouveau recit   
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Le Berrichon
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Lun 2 Sep 2013 - 21:27

Et bien un très beau séjour ! Merci pour ces récits ! Vivement l'année prochaine !  
Le lion ou d'autre prédateurs ça t'a jamais tenté ?
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neltir
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Lun 2 Sep 2013 - 22:57

Très très passionnant !  quel beau séjour .
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ludovic375
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Lun 2 Sep 2013 - 23:09

@Le Berrichon a écrit:
Le lion ou d'autre prédateurs ça t'a jamais tenté ?
Je pense personnellement qu'il faut commencer de manière progressive, les antilopes et autre gibiers non dangereux sont une excellente manière de mettre le pied à l'étrier    

Les félins ne me tentent pas trop.....pour l'instant.  Mais mon opinion évolue tout doucement  
J'ai eu quatre occasions sur des guépards. Le premier j'ai voulu le tirer dans le feu de l'action mais j'ai eu un souci avec la munition et impossible de fermer la culasse de la carabine.
Les autres je n'ai pas levé la carabine mais d'autres oui. Je précise bien que c'est légal comme chasse, ils ont des "tags" pour cette espèce qui se porte très bien dans la région    Maintenant, je regrette un peu mais on verra si la chance me sourit un autre jour et là je ferai sans doute moins le difficile  

J'ai eu également l'occasion sur un caracal arrêté à 30 mètres, si j'appuyais je suis pratiquement certain qu'il était mort mais j'ai passé la carabine à M qui lui l'a loupé en beauté..... Enfin, ça prouve que même les très bons loupent, donc j'aurai très bien pu le louper car je suis moins bon que lui   
Et aussi sur chat sauvage africain mais pareil je n'ai pas tiré

Le lion c'est vraiment pas donné; au Zimbabwe on peut chasser pour un prix moindre des lionnes mais j'aurai toujours peur de faire des orphelins même si les guides jugent bien les animaux.

L'an prochain, je vais faire de la régulation sur oryx et springbok dans des fermes d'élevages bovins où apparemment il y a une très grosses populations de ses animaux. Si les chasseurs ne les tuent pas ce sont les fermiers qui s'en chargent et peut être avec bien moins de sentiments  
D a dit qu'il allait me préparer une centaine de cartouches pour l'occasion Shocked 

Après on vas essayer de trouver un zèbre de Burchell. Je vais les recontacter pour savoir si il y a aussi la possibilité d'aller sur un autre territoire pour chasser un zèbre de Hartmann absent dans leur zone. Si c'est possible je prendrais donc une Cites pour cet animal juste avant de partir.
Après on verra ce que la chance nous réserve même si j'aimerai bien croiser un de ses grands koudous avec des cornes de 60 pouces ou plus comme ils en croisent de temps en temps  

Par la suite, j'ai deux propositions pour le buffle caffer mais d'ici là il faut voir comme va évoluer les prix et éventuellement la situation des pays en question enfin plutôt l'un des pays car l'autre est particulièrement calme.  L'honowable Robert Mugabe a encore été élu pwésident en août dernier au Zimbabwe  

Sinon le grand rêve c'est l'éléphant mais comme je l'avais déjà dit le rêve serait de tout chasser même si ça reste un rêve

On m'avait dit que c'était une drogue incurable et bien maintenant je confirme que ce virus est terrible  
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Le Berrichon
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mar 3 Sep 2013 - 7:43

C'est sûr que le lion n'est pas le moins cher... Encore un beau voyage en perspective !
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FOX
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mar 3 Sep 2013 - 11:34

Merci pour tes beaux récits qui font rêver, ainsi que pour les photos.
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Adrien
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mer 4 Sep 2013 - 13:06

Merci pour les récits et les photos !

_________________
Il n'est point de vrais chasseurs qui n'aient d'égards pour le gibier et c'est pour lui règle d'honneur, de l'aimer, le respecter, le protéger
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ludovic375
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MessageSujet: Re: Poursuite dans le bush Mer 4 Sep 2013 - 20:26

Merci  
J'en ai un autre en stock, je vous le met un de ses quatres
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Poursuite dans le bush
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